Toujours les mêmes professions de foi d'éternel célibat, les mêmes apologies du libertinage, tout ça pour que je comprenne.... je sais déjà.
Pendant des heures, jusqu'au sommeil , je ne vais penser à rien, je vais avaler de la drogue par le nez, et de la fumée par la bouche, et ne plus avoir conscience que de son bras qui m'entoure, de son épaule sur laquelle je me repose, je ne sens même plus mon corps harassé, ni ma tête qui devrait me faire mal à hurler.
Le temps n'existe plus chez B, à six heures du matin, le sablier renversé sur la tranche est inerte, immobilisé par la voix des poètes, les chansons d'un autre âge, la coke intemporelle et , sur le canapé, la fille aura toujours vingt ans.
Je regarde danser mon ombre orange sur le mur, ça pourrait être l'ombre de n'importe qui.
B fait parti de ces hommes foutus, accros aux paradis artificiels et aux pêché véniel, amoureux de toutes celles qu'ils n'ont pas encore eues; et qui finiront seuls.
Tout ce temps, tous ces visages, tous ces cris de jouissance, ces étreintes sans âmes au petit matin, quand la nuit n'est plus, le jour n'est pas encore, ton orgasme prend fin et tes yeux se dessillent, ta chambre n'est qu'un bordel, Baudelaire est mort et, dans tes bras, il n'y a qu'une putain...
Dans le jacuzzi, j'ai froid. Et, son champagne je ne le bois pas. Des bougies éclairent nos chairs humides, qrisâtres au clair-obscur de l'aube qui s'immisce à travers les volets, sinistre mise en scène, toujours la même.
Il m'embrasse, mais j'ai les yeux ouverts et , d'ici, je distingue des cheveux blonds sur un peigne, et des emballages de capotes, vides, par terre.
Je suis lasse.
Et il me met La vie d'artiste de Ferré et me déclare que c'est nous, que c'est notre histoire, ses yeux vidés par les excès se plongent dans les miens et j'essaie d'y retrouver mes larmes, je ne vois rien. Ces notes lancinantes qui troublent l'aube et le silence, c'est bien notre histoire avortée, de rires oubliés, de sentiments non dits, le regret de sentir que tout est fini, et qu'on y peut plus rien. "Que je m'en fiche", dit Ferré tout bas. Et B me dit qu'un jour je pourrais lui écrire cette chanson.
Le bonheur, on ne peut que passer à côté,
Si tu m'avais aimée... ça ne pouvait pas suffire.
Et ta débauche ne leurre qu'un instant ton désespoir caché.
C'est un de ces maux qu'on ne peut pas guérir...
Ce n'est pas ta faute.
Pendant des heures, jusqu'au sommeil , je ne vais penser à rien, je vais avaler de la drogue par le nez, et de la fumée par la bouche, et ne plus avoir conscience que de son bras qui m'entoure, de son épaule sur laquelle je me repose, je ne sens même plus mon corps harassé, ni ma tête qui devrait me faire mal à hurler.
Le temps n'existe plus chez B, à six heures du matin, le sablier renversé sur la tranche est inerte, immobilisé par la voix des poètes, les chansons d'un autre âge, la coke intemporelle et , sur le canapé, la fille aura toujours vingt ans.
Je regarde danser mon ombre orange sur le mur, ça pourrait être l'ombre de n'importe qui.
B fait parti de ces hommes foutus, accros aux paradis artificiels et aux pêché véniel, amoureux de toutes celles qu'ils n'ont pas encore eues; et qui finiront seuls.
Tout ce temps, tous ces visages, tous ces cris de jouissance, ces étreintes sans âmes au petit matin, quand la nuit n'est plus, le jour n'est pas encore, ton orgasme prend fin et tes yeux se dessillent, ta chambre n'est qu'un bordel, Baudelaire est mort et, dans tes bras, il n'y a qu'une putain...
Dans le jacuzzi, j'ai froid. Et, son champagne je ne le bois pas. Des bougies éclairent nos chairs humides, qrisâtres au clair-obscur de l'aube qui s'immisce à travers les volets, sinistre mise en scène, toujours la même.
Il m'embrasse, mais j'ai les yeux ouverts et , d'ici, je distingue des cheveux blonds sur un peigne, et des emballages de capotes, vides, par terre.
Je suis lasse.
Et il me met La vie d'artiste de Ferré et me déclare que c'est nous, que c'est notre histoire, ses yeux vidés par les excès se plongent dans les miens et j'essaie d'y retrouver mes larmes, je ne vois rien. Ces notes lancinantes qui troublent l'aube et le silence, c'est bien notre histoire avortée, de rires oubliés, de sentiments non dits, le regret de sentir que tout est fini, et qu'on y peut plus rien. "Que je m'en fiche", dit Ferré tout bas. Et B me dit qu'un jour je pourrais lui écrire cette chanson.
Le bonheur, on ne peut que passer à côté,
Si tu m'avais aimée... ça ne pouvait pas suffire.
Et ta débauche ne leurre qu'un instant ton désespoir caché.
C'est un de ces maux qu'on ne peut pas guérir...
Ce n'est pas ta faute.



